Flash info sur un accident routier. Soudain, mon père me parle (miracle!):
- Il est con ce gouvernement! S'il veut pas qu'il y ai des accident, il faut pas faire construire des voitures qui vont à 200km/h. Le mieux ce serait qu'à chaque début d'autoroute, il y est un contacteur qui bloque la vitesse des voitures. Comme ça, pas d'excès. Technologiquement, c'est possible. Mais il le fait pas à cause du fric.
Autant de mot de la part d'un homme qui rechigne à me dire bonjour le matin me fait frissonner. Mais ce qui me fait le plus peur est encore son discours.
- C'est vrai que se serait l'idéal mais tu peux pas obliger les gens à respecter les règles. Il faut que chacun fasse un effort et se responsabilise.
Il me lance un de ses regards noirs (en fait, tous ces regards sont noirs...) et j'entends déjà ce qu'il pense: « Tu dis ça parce que tu es jeune ». Il ne dit rien. Ces yeux suffisent.
Alors que j'étais en train de réfléchir sur la parole dans les contes de Voltaire (passionnant n'est-ce pas? Pourquoi il nous demande des dissertations sur ce sujet alors que des chercheurs grassement payés le font pour nous?), cette conversation m'est revenue à l'esprit.
Mon père était la raison: si les gens ne sont pas capable de se fixer des limites, le gouvernement doit le faire pour eux, car le bien de la communauté en dépend.
J'étais l'existence: l'État ne doit pas (il ne peut pas non plus mais il s'arrange toujours... *raclement de gorge*) obliger le peuple. Il doit le servir (putain! Ce serait le pied si c'était vraiment le cas).
Je ne crois pas qu'imposer des limites et faire toujours de nouvelles règles plus restrictives soit la meilleure des solutions. Le gouvernement a décidé de supprimer la cigarette dans les lieux publics. Et hop, les bars à narguilés (ou chichas) ont fermé. Maintenant, quand tu as passé la soirée à boire et à jouer aux cartes et que tu voudrais te reposer pour finir honnêtement la soirée à fumer, tu te retrouves à la rue. On a fait de nous des orphelins. Mais ce n'est pas encore fini. Bientôt, les groupes de plus de 5 personnes ne seront plus autorisés (ah bon, ça a déjà été fait? Voyons, vous savez très bien que les gouvernements sont doués pour recycler les anciennes lois nazis sans les faire passer pour telles. Faut pas croire, c'est plus fatiguant qu'on ne croit de travailler dans un ministère...). Je me demande encore aujourd'hui, si la lois contre la tabagisme public n'était pas une attaque indirecte contre la culture musulmane (le narguilé nous vient de Turquie). Alors à quand l'interdiction de consommer des kebabs?
Une partie de la France est composée de crétins qui ne pensent qu'à leurs minables intérêts personnels. Et à cause d'eux, tout le reste de la population est puni J'ai l'impression d'être encore une petite fille quand la maîtresse punissait toute la classe parce que deux ou trois petits cons faisaient les idiots. Quand est-ce que le gouvernement laissera le pays grandir?
L'identité nationale c'est pas le coq, le drapeau tricolore et la marseillaise (j'aillais oublier le béret et la baguette!). L'identité nationale, c'est quand chaque français prendra conscience qu'il appartient à un pays. Autant vous dire que c'est pas gagné! (on peut même aller jusqu'à dire que l'identité nationale n'existera jamais. Remerciez les deux cons au fond de la classe qui poussent le groupe vers le bas). En fait, on devrait parler d'une identité culturelle. Ce terme fait moins peur que « nationale » qui me fait penser au FN. Mais la culture, c'est ce qui manque cruellement à notre pays en ce moment. Réaffirmer et soutenir le domaine artistico-culturel ne nous ferait pas de mal à vrai dire.
Je vous laisse ici, lecteurs. Car ma dissertation est comme la France: elle ne se fera pas toute seule...